Orthophonie · 2/2
Le quotidien de l'orthophoniste
Comme nous l'avons vu dans l'article précédent, L'orthophonie, qu'est-ce que c'est ?, l'orthophoniste est amené(e) à prendre en charge des difficultés très diverses, à tout âge de la vie.
La plupart des orthophonistes sont des femmes et travaillent en libéral, mais certains travaillent en structure (hôpital, maisons de retraite, instituts spécialisés…), certains encore proposent des formations professionnelles ou font de la recherche. Dans tous les cas, il est nécessaire de nouer des partenariats, d'abord avec la famille, ensuite avec les autres professionnels (médecins, psychologues, enseignants…).
1. Première rencontre : le bilan
L'orthophoniste reçoit le patient pour un premier entretien appelé anamnèse, permettant de recueillir des informations au sujet du patient, de son histoire, du contexte, des difficultés observées. Ensuite, il procède à une évaluation à l'aide de tests spécifiques, pour objectiver les difficultés. Enfin, il établit un diagnostic orthophonique (par exemple, « retard de langage », « dyslexie » ou « dysphonie »).
Il propose une prise en charge du patient et établit un traitement personnalisé. L'orthophoniste peut également recommander des examens complémentaires auprès de l'orthoptiste, de l'ORL, du dentiste ou du phoniatre.
2. La prise en charge personnalisée
Lorsqu'une rééducation est décidée, l'orthophoniste voit le patient généralement 1 ou 2 fois par semaine, parfois plus selon l'importance des difficultés. Les séances de rééducation sont individuelles et durent entre 30 et 45 minutes, soit au cabinet, soit au domicile du patient (ou en institution).
Lorsque le patient est un jeune enfant, c'est parfois avec les parents que l'orthophoniste travaille, ou en leur présence, pour leur montrer l'exemple. La grande majorité des activités prend une forme ludique, pour que le travail se fasse le plus agréablement possible. Mais derrière cette apparence de jeu se cache tout le talent de l'orthophoniste, qui a sélectionné spécialement ces activités pour ce patient-là à ce moment-là.
Au fil de la rééducation, des évaluations régulières permettent de faire le point sur les progrès effectués, d'ajuster le travail, et enfin de décider conjointement de l'arrêt du traitement.
3. Un métier exigeant et passionnant
C'est donc un travail qui requiert de nombreux savoir-faire de par la multiplicité des domaines abordés (dyslexie, bégaiement, déglutition, aphasie…), la tranche d'âge illimitée (de 0 à 99 ans), et la variété des cadres de soin. Ce métier implique par ailleurs des qualités humaines et relationnelles primordiales, basées sur l'empathie et la patience.
Et bien sûr, l'amour du langage !
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