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Différences entre l'éducation Bienveillante/NonViolente et l'éducation positive - 1

Suite à certains de vos retours au sujet des formations PACIFIER NOS RELATIONS FAMILIALES, je voudrais clarifier que ces formations à l'intention des parents, éducateurs etc., n’ont rien à voir avec la psychologie positive/l’approche positive etc…


Well done, renforcement des comportements et émotions jugées comme "positifs"

La Communication NonViolente telle que je la conçois, accueille autant ce qui est agréable que ce qui l’est moins, voire pas du tout,

sans opposer deux façons de voir les choses et sans considérer que l’une est bonne/positive et l’autre est mauvaise/négative.

 

Car quand je fonctionne dans ce genre de dualité, je limite mes chances de trouver une solution adaptée au problème et j’ai remarqué que c’était ouvrir la porte toute grande aux conflits…


Les émotions

Considérer que les émotions désagréables/ douloureuses etc. sont mauvaises, à éviter, à réprimer, cela revient à mettre sous le tapis tout un pan de notre vie émotionnelle, ou encore, pour reprendre l'image de Thomas d'Ansembourg, à fermer bien serré le couvercle de la cocotte minute en espérant qu'elle tiendra!

 

Par exemple, quand mon enfant rentre de l'école en se plaignant des profs ou de ses camarades, je pourrais lui dire que ce n'est pas si grave, qu'il y pire et qu'il ne devrait pas se plaindre mais plutôt regarder le bon côté des choses! (Ça vous rappelle quelque chose? 😉) En faisant cela, j'essaierais de minimiser l’impact de cette situation sur lui et d'atténuer ainsi l’intensité de mes émotions désagréables (inconfort, inquiétude, peur...). Cela reviendrait aussi à nier ce que mon fils a vécu, son propre malaise et l'aspect frustrant et pénible de sa journée. C'est pourtant ce qu'il a ressenti et qu'il ressent encore en m'en parlant, et il risque fort de me le faire comprendre!


Avec l'éducation bienveillante/nonviolente, je vais plutôt accueillir la réalité du vécu de mon enfant, les émotions qui le traversent en ce moment, même si elles sont difficiles et inconfortables, tout comme j'accueille les miennes. Et je vais chercher lesquelles de ses valeurs humaines sont activées par cette situation (harmonie, soutien, respect...?) et à l'origine de ces émotions; quitte à commencer par les miennes si besoin (ce qui est important pour moi à ce moment-là peut être de prendre soin, d'être plus détendue, de vivre l'harmonie et l'amour…).


Porter mon attention, non pas sur "ce qui va bien, le positif", mais sur ce que l'on vit, aussi désagréable/pénible/douloureux que ce soit, en se "connectant" à nos valeurs humaines universelles (ce qu'on aime vivre), apporte non seulement une meilleure connaissance de soi mais aussi procure à long terme, une grande paix intérieure et extérieure.

Et par ailleurs, je veille à porter aussi mon attention sur ce qui va bien quand c'est le cas, quand j'ai envie de célébrer, de me réjouir, d'apprécier, me féliciter!

 

Pour moi, pacifier nos relations revient donc à se donner les moyens de vivre plus en harmonie tout en accueillant les bourrasques relationnelles qui peuvent se présenter, sans se culpabiliser ou se faire violence d’une manière ou d’une autre (auto-critique, reproches, jugements…) ni accuser l'autre et le rendre responsable de ce que je vis.

 

J’espère avoir clarifié un peu une des spécificités de la CommunciationBienveillanteCNV.

Pour en savoir plus, participez à l'une de nos formations Pacifier Nos Relations en Famille! 😉

 

À bientôt!

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