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Bienveillance: comprendre l'autre même sans être d’accord

Dernière mise à jour : il y a 2 jours


Une des clés de la bienveillance, selon moi, c’est de pouvoir comprendre l’autre, sans pour autant être d’accord avec ce qu’il dit ou fait.

 

Deux personnes se serrent la main

Mais comment faire ? Comment puis-je comprendre mon voisin qui écoute de la musique à 150 dB à 1h du matin ? Ou encore pire, quelqu’un qui blesse une autre personne ? Alors, à plus forte raison, quelqu’un qui tue ?

 

C’est là que j’ai le choix entre identifier la personne à ses actions, à ses paroles, ou décider de voir son humanité malgré tout et d’essayer de comprendre ce qui l’anime, sans pour autant aimer, être d’accord ou accepter sa façon de faire.

Tout dépend de ma capacité à voir cette humanité chez l’autre. Cette capacité risque de diminuer de manière inversement proportionnelle à l’intensité de ce que ses actions ou ses mots ont stimulé en moi. Plus je me sens réactive, et moins j’ai la capacité, les ressources internes, de voir ce qui anime l’autre. Et plus mon habitude de voir l’autre comme un ennemi à combattre risque de se manifester!

 

C’est pour cela que la première des choses est d’évaluer mes capacités. Si besoin, je peux prendre un moment, un jour, un an. Pour prendre soin de ce qui m’anime moi, de ce qui est important pour moi dans cette histoire, de mes valeurs (considération, repos, harmonie...).


Ensuite, je pourrais me demander qu’est-ce qui est important pour cette personne ? Qu’est-ce qu’elle a essayé de faire, même de cette façon si tragique ?

Dans le cas du voisin, il est fort probable que ce qui l’anime, c’est la détente, la beauté de la musique, le défoulement ou l'expression corporelle (s’il danse en même temps), ou peut-être veut-il éviter de s’endormir parce qu’il doit rester éveillé pour une raison ou pour une autre?

Dans le cas de quelqu’un qui tue un autre être humain, on peut imaginer que cette personne s’est sentie extrêmement impuissante à se faire comprendre, à se sentir entendue, qu’elle a peut-être un immense besoin de repères, de reconnaissance, d’avoir l’impression de compter

 

Bien sûr, cela ne signifie aucunement que je suis d’accord ou que je tolère ces actions ou ces paroles, et c’est là que la distinction entre comprendre et agréer est essentielle. Car elle permet de voir l'humanité de l'autre quelle que soit la façon dont je perçois son comportement. Elle me permet de rester connectée à ma propre humanité, sans donner le libre contrôle à mon cerveau reptilien, et de garder un lien, aussi ténu soit-il, avec l'humanité de l'autre personne; elle me permet de garder mon cœur ne serait-ce qu'un tout petit peu ouvert en évitant de voir l'autre comme un ennemi, et ainsi de vivre selon mes aspirations à la paix.

 


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