Troubles du langage oral

Vivre c’est communiquer

Le langage oral est un des vecteurs de la communication. Avec toutes ses facettes (mots et phrases, gestes et mimiques, rythme d’élocution, intonation), il est indispensable à la communication, aux apprentissages, à la pensée.

Votre enfant présente peut-être un ou des troubles du langage oral, c’est-à-dire que son langage oral se développe plus lentement ou différemment que chez la plupart des enfants du même âge. Son vocabulaire vous parait limité, il ne semble pas toujours comprendre les consignes, surtout celles qui sortent de la routine quotidienne, il n’est pas bien compris par les personnes autres que ses parents notamment, il a du mal à s’exprimer, à dire ce qu’il veut.

Votre enfant a-t-il eu de fréquentes otites ? Parle t-il fort ? Vous fait-il souvent répéter ? Il s’agit peut-être d’un problème d’audition, pensez à consulter un médecin ORL. Mais les perturbations auditives peuvent entrainer chez le jeune enfant, des troubles du langage oral.

Parmi les diagnostics orthophoniques, peuvent être évoqués :

le trouble d’articulation, quand l’enfant peine à articuler correctement un ou plusieurs phonèmes (c’est-à-dire les sons) de la langue alors que ces sons sont déjà acquis par la majorité des enfants de son âge. Il est important d’aider l’enfant à mettre en place le ou les phonèmes en question, d’autant plus qu’il s’agit souvent d’une malposition linguale ayant une action négative sur la dentition (la langue pousse fréquemment sur les dents et les déplace, d’où une conséquence esthétique voire fonctionnelle avec un recours à l’orthodontiste).

le retard de parole, quand l’enfant a du mal à enchainer rapidement les sons pour former les mots (difficultés portant typiquement sur les syllabes complexes par exemple « tracteur, arbre… »). Parfois, l’enfant n’est compris que par son entourage proche, ce qui peut engendrer une perte de confiance en lui, une restriction des possibilités de communication…

le retard de langage, lorsque le vocabulaire et la morpho-syntaxe restent pauvres ou déficitaires, que ce soit en compréhension ou en expression, ou bien, lorsque l’enfant est gêné par la longueur et la complexité d’un discours.

la dysphasie, lorsque l’enfant, qui a pourtant envie de communiquer, s’en trouve empêché ou fortement gêné verbalement par une hypospontanéité, des troubles d’évocation lexicale (l’enfant connait les mots mais arrive difficilement à les utiliser au moment voulu), des erreurs sur l’organisation et l’ordre des mots, le genre et le nombre, les flexions verbales….les mots fonctionnels sont souvent omis (pour, dans..). Le discours de l’enfant manque d’informativité verbale, les informations qu’il donne ne sont pas pertinentes ni suffisantes, alors que ses signaux non-verbaux (regard, gestes, mimiques…) essaient de compenser. Ces symptômes non exhaustifs ne se manifestent pas systématiquement et se retrouvent à des degrés divers car il existe de nombreuses formes de dysphasie développementale.

le bégaiement, quand l’enfant présente en particulier un trouble de la fluence verbale, autrement dit, qu’il ne parle pas à un rythme standard, et que la plupart du temps, ses interlocuteurs sont gênés par ses bégayages (répétitions de sons, de syllabes ou de mots, utilisation intempestive d’interjections telles que euh… etc).
Progressivement, en l’absence de traitement, l’enfant met en place des stratégies d’évitement pour réduire la gêne ressentie : par exemple, il ne parle pas en classe, il ne regarde pas son interlocuteur, il utilise de manière intempestive  des interjections telles que euh… etc, il accélère son débit de parole et ne respecte pas les tours de parole, il peut aussi développer des signes associés comme rejeter la tête en arrière, rougir fortement etc.
Plus le temps passe, plus l’enfant se construit une personnalité intégrant le bégaiement et parasitant sa communication orale et plus il sera difficile de retrouver une parole fluide et saine. L’intervention thérapeutique est donc urgente et prioritaire.

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