Dyslexie-Dysorthographie

Un autre vecteur de la communication, c’est la maitrise du langage écrit, indispensable à l’intégration sociale. C’est un outil pour apprendre, pour comprendre le monde. Le langage écrit comprend deux versants : l’écriture (le codage) qui consiste à transformer les sons des mots de l’oral en signes (lettres) sur un support matériel et donc à passer d’une séquence temporelle et auditive à une séquence spatiale et visuelle. La lecture (le décodage), et bien c’est l’inverse !

Apprendre à lire et à écrire met en œuvre des compétences au niveau du langage oral (un vocabulaire riche et suffisant, une bonne connaissance de la langue, des capacités de manipulation des différentes unités de la langue, etc.), nécessite de bonnes aptitudes instrumentales (latéralisation, coordination, traitement visuo-spatial,….) et des capacités au niveau de la mémoire, de l’attention, etc.  Tout empêchement à l’utiliser avec une aisance suffisante, peut avoir des conséquences importantes risquant d’aboutir à des situations d’illettrisme et d’exclusion.

Un enfant présentant des difficultés précoces et/ou durables en lecture et/ou orthographe :

Lit lentement, a du mal à déchiffrer et ne lit que globalement les mots connus, ou au contraire, déchiffre systématiquement chaque mot (ne reconnait pas un mot lu précédemment ou les mots fréquents)…

N’arrive pas à mémoriser l’orthographe des mots, écrit phonétiquement (« fame » pour ‘femme’ par exemple) ou au contraire, ce qu’il écrit ne s’entend pas correctement (« tans » pour ‘dans’), il n’accorde pas les verbes ou les féminin/pluriel etc.

Les causes peuvent être :

un simple retard dans l’apprentissage du langage écrit ; chaque enfant se développe à son propre rythme, selon sa maturité, sa motivation, ses centres d’intérêt.

une dyslexie associée le plus souvent à une dysorthographie  puisque ce sont deux versants complémentaires ; à l’heure actuelle,  la dyslexie ne se corrige pas car elle a pour origine un fonctionnement neuronal différent, mais le traitement orthophonique permet de compenser la gêne par la mise en place de techniques appropriées et adaptées personnellement à chaque enfant (et adulte !).

un trouble visuel (fonctionnel, ou portant sur l’acuité, la mobilité…) à faire vérifier par un ophtalmologue et/ou un orthoptiste.

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